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The only way

to get rid

of a temptation is

to yield do it.

Resist it, and your soul

grows sick

width longing for

the things

it has forbidden

to itself, with desire

for what its monstrous

laws have made

monstrous

and unlawful

Oscar Wilde

Le seul moyen

de se délivrer

d'un tentation,

c'est d'y céder.

Résistez

et votre âme

se rend malade

à force

de languir

ce qu'elle s'interdit

Oscar Wilde

Que d'os ! - Robert Coutelas Que d'os ! - Robert Coutelas

12.06.2024

Que d'os !

Robert Coutelas

Mes Nuits

Bibliographie

Robert Coutelas – Mes Nuits, éditions Loeve&Co, Paris. Œuvre reproduite dans l’ouvrage (à paraître)

Expositions

La Joie de l’innocence (Robert Coutelas et Jean Dubuffet), Musée Réattu, Arles (dans le cadre du deuxième Festival du dessin). Exposition du 20 avril au 19 mai 2024

Prix conseillé

2800 euros

Prix Love&Collect

2300 euros

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Que d'os !

Nous empruntons le titre de cette nouvelle semaine (point d’exclamation inclus) à un roman noir du génialissime Jean-Patrick Manchette, paru en 1976 dans la collection Super noire des éditions Gallimard. Dans cette seconde enquête du détective privé Eugène Tarpon (après Morgue pleine), le héros retrouve certains personnages, dont le commissaire de Police Coccioli. C’est d’ailleurs ce dernier qui conseille à une de ses parentes, désireuse de retrouver sa fille Philippine, mystérieusement disparue, de s’adresser au privé. Mai le lendemain, sa cliente est assassinée sous ses yeux en plein cœur de la gare Saint Lazare ; l’enquêteur vient de mettre le pied dans un engrenage infernal qui va le mener aux portes d’un secte obscure, la Communauté des Skoptsys Réformés

Toute la littérature de Manchette est liée à la mort, à commencer par la mort de la forme qu’il emprunte, ce roman noir né aux USA pour dénoncer la concussion entre les politiciens et les mafias. Comme le jazz, Manchette y voit une simple forme avec laquelle jouer, à la manière d’un squelette articulé qu’on utiliserait comme poupée, pour un tordant numéro de ventriloquie.

Manchette pointe en effet que le roman noir a été inventé il y a un siècle, quand la toute-puissance de l’argent et l’utilisation spectaculaire de la violence menaçaient jusqu’aux racines mêmes de la démocratie américaine. Identiquement, le jazz a émergé à la même époque afin que la conscience et la culture noires, niées, opprimées, réprimées, puissent simplement se signaler comme telles, en se mêlant puis en pénétrant la culture américaine tout court, jusqu’à donner naissance à partir de 1950 au rock’n’roll, qui deviendra le cri de ralliement et de soulèvement de la jeunesse occidentale des années soixante. La fin de la prohibition signa la disparition d’un certain gangstérisme : la consommation effrénée d’alcool par les détectives privés de Hammett ou Chandler avait montré la voie. De la même manière, l’avènement du rock’n’roll marqua inéluctablement l’extinction de la ségrégation. On notera que cela ne signifie nullement que la place des noirs aux États-Unis soit devenue pour autant enviable, ni que l’argent-roi ou la violence aient déserté les rues... Mais ces armes que furent le roman noir et le jazz, si elles ont démontré leur efficacité, face à de tels ennemis ne sont qu’à usage unique.

Passée cette explication de titre, il était plus que temps que le registre de la vanité nous inspire une semaine thématique. Ce genre particulier de nature morte à haute valeur symbolique s’est en effet développé au XVIIe siècle, particulièrement dans la peinture hollandaise à l’époque baroque. Dans les vanités, représentations allégoriques de la fragilité de la vie humaine et de la fatuité de ce à quoi l’être humain s’attache durant celle-ci, les objets représentés sont tous symboliques du vide de l’existence terrestre. La vie humaine est considérée comme vaine, précaire et sans valeur : memento mori (souviens-toi que tu vas mourir). De tous ces objets, le crâne humain est naturellement l’incontournable, et l’un des plus emblématiques, mais les peintres utilisent également volontiers la bougie en partie consumée (la lumière qui va s’arrêter), le sablier ou la montre (la fin qui s’annonce), la bulle de savon (la futilité de la vie), les fleurs fanées (la mort annoncée) ; les autres objets représentés symbolisent généralement les activités humaines, étude, argent, plaisir, richesse, puissance, mises en regard de ces éléments évoquant le temps qui passe trop vite, la fragilité, la destruction, et le triomphe de la mort, incarné par les ossements. 

L’historien de l’art et professeur suédois Ingvar Bergström a divisé le répertoire des vanités en trois groupes. Le premier groupe évoque la vanité des biens terrestres, livres, instruments scientifiques, art, pour la vanité du savoir, argent, bijoux, pièces de collection, armes, couronnes et sceptres pour la vanité des richesses et du pouvoir, pipes, vin, instrument de musique et jeux pour la vanité des plaisirs. Le deuxième groupe évoque le caractère transitoire de la vie humaine : crâne, squelettes, mesure du temps, montres et sabliers, bougies et lampes à huile éteintes, fleurs se fanant. Le troisième groupe contient les éléments qui sont les symboles de la résurrection et de la vie éternelle, épis de blé, couronnes de lauriers.

Après une éclipse au XVIIIe siècle, le sujet a été abondamment repris par les artistes modernes, mais différemment : la vanité exprime dorénavant toute représentation de la dépouille humaine.

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